La maladie chez l'animal
Épidémiologie
Espèces pouvant être infectées par les leptospires
Uniquement des mammifères répartis en deux groupes :
- Espèces susceptibles d'être malades : animaux de production et animaux de compagnie (le chien est l'espèce domestique la plus fortement atteinte), nombreux mammifères de la faune sauvage (renard, chevreuil, sanglier…).
- Espèces qui ne développent pas la maladie mais qui la transmettent : surtout les rongeurs (rats, ragondins, campagnols, souris…) qui répandent les leptospires dans l'environnement par leurs urines.
Distribution géographique et fréquence des cas de leptospirose
Répartition mondiale, zones tropicales particulièrement affectées.
Europe : situation variable selon les pays.
Transmission de la leptospirose
Par contact des muqueuses ou de la peau, surtout quand celles-ci présentent des lésions :
- Le plus souvent, avec des eaux douces ou un environnement souillés par les urines de rongeurs.
- Ou directement par les urines ou l'environnement des animaux contaminés.
Les leptospires survivent plusieurs semaines dans l'eau douce contaminée.
Symptômes
Chien : troubles aigus du fonctionnement du foie et des reins provoquant fréquemment la mort en quelques jours en l'absence d'un traitement antibiotique précoce.
Chevaux, bovins ou porcs : essentiellement troubles de la reproduction, parfois atteinte du foie et des reins.
La maladie chez l’homme
Épidémiologie
Transmission de la leptospirose
Par contact des muqueuses ou de la peau, surtout quand celles-ci présentent des lésions :
- Le plus souvent avec des eaux douces ou un environnement souillés par les urines de rongeurs.
- Ou directement par les urines ou l'environnement des animaux contaminés.
Fréquence des cas
Métropole : environ 300 à 400 cas par an confirmés (mais nombre réel de cas probablement supérieur). La majorité des cas se rapporte à des activités de loisirs en rapport avec l'eau douce (baignade, canoë-kayak…).
DOM : environ 300 cas par an (par rapport à la population, risque nettement plus important qu'en métropole).
Activités professionnelles à risque
Personnes travaillant en contact étroit :
- Avec des eaux douces ou des sols humides contaminés par des urines de rats : égoutiers et personnel de station d'épuration, professionnels d'entretien de berges et voies navigables ou de travaux publics, pisciculteurs et garde-pêche, personnes travaillant en milieu naturel aquatique, en rizières, en champs de canne à sucre…
- Avec des animaux infectés ou leur environnement souillé (locaux d'élevage, véhicules de transport…) : éleveurs, vétérinaires, ouvriers d'abattoir ou d'équarrissage, animaliers en contact avec les rongeurs nouveaux animaux de compagnie, personnels des laboratoires vétérinaires…
Symptômes et évolution
Débute par une "grippe" après une à trois semaines sans symptôme puis atteinte du foie (jaunisse) et des reins (urines très colorées…), signes hémorragiques, méningite, parfois formes pulmonaires graves.
En l'absence de traitement, mort dans environ 5 % des cas en fonction de la virulence des souches.
Quel statut pour la maladie ?
Santé animale : la leptospirose n'est pas une maladie animale réputée contagieuse.
Santé publique : ce n'est pas une maladie humaine à déclaration obligatoire.
Maladie professionnelle indemnisable : tableau n° 5 du régime agricole et n° 19 A du régime général. Déclaration à faire par le travailleur ou ses ayants droit.
Les leptospires pathogènes sont des bactéries du groupe 2
(R. 231-61-1 du code du travail).