L’agent responsable
Virus Lyssavirus de la famille des Rhabdoviridae.
La maladie chez l'animal
Épidémiologie
Toutes les espèces de mammifères terrestres, y compris les chauves-souris peuvent être infectées par la rage
La transmission
- Par morsure, habituellement. Transmission possible par la salive quelques jours avant les premiers symptômes puis pendant toute la maladie.
- Par des objets souillés par de la salive infectée : plus rare.
Les symptômes
- Atteinte du cerveau : un à plusieurs mois sans symptôme, puis changement de comportement, troubles nerveux (paralysie…) aboutissant à la mort en quelques jours :
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- Animaux domestiques : tendance à mordre ou, au contraire, apathie.
- Animaux sauvages : comportement inhabituel (circulent en plein jour, se laissent approcher…).
La maladie chez l'homme
Épidémiologie
Transmission de la rage : morsure (plus rarement griffure ou léchage) par un animal enragé.
Fréquence des cas : aucun cas de rage autochtone au cours des dernières décennies, mais quelques cas importés.
Les activités professionnelles à risque
- Contact avec des animaux pouvant être enragés : chauve-souris, animaux importés illégalement de pays où sévit la rage.
- Déplacements professionnels dans des pays où la rage est présente.
- Laboratoires de diagnostic de la rage.
Les symptômes et leur évolution
Absence de symptômes (incubation) d’une dizaine de jours à plusieurs années. Puis, atteinte grave et irréversible du cerveau, aboutissant inéluctablement à la mort en une dizaine de jours.
Traitement efficace, à mettre en œuvre rapidement après une morsure par un animal suspect de rage. Pas de traitement efficace après l'apparition des symptômes de la maladie.
Quel statut de la maladie ?
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Santé animale : maladie animale réputée contagieuse
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Santé publique : maladie humaine à déclaration obligatoire.
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Maladie professionnelle indemnisable : tableau n° 30 du régime agricole et n° 56 du régime général. Déclaration à faire par le travailleur ou ses ayants droit.
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Le virus de la rage est classé dans le groupe de danger 3*(R. 231-61-1 du code du travail)