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Assemblée générale 2018

Mis à jour le 18/05/2018

Le 06 avril, la MSA du Languedoc a tenu son assemblée générale dans la salle de la Parenthèse à Servian. Plus de 400 personnes étaient présentes.

Le Président Cédric SAUR, le Conseil d’administration, le Directeur Général François DONNAY ont eu le plaisir de convier les délégués de la MSA du Languedoc.
 
La matinée a débuté avec les présentations du rapport d'activité par François DONNAY, le Directeur Général, et des comptes rendus financiers par Clément BAREAU, Agent comptable.
 
Après la présentation et les votes des motions, Albert MOULET, Vice Président, a présenté le rapport mutualiste : l’année 2017 a été riche au niveau de la vie institutionnelle. Des actions ont été conduites pour les élus, mais également avec les élus.
 
Invité à participer au débat, le sénateur héraultais Henri CABANEL, viticulteur, évoque la défense et la préservation de la MSA, sa réelle proximité rurale, son service social. Il indique qu’une réflexion doit s’engager sur le volet assurantiel et sur la possibilité de faire des épargnes de précaution. La communication doit également être optimisée, notamment autour d’une production de qualité et des services publics des plus performants.
 
Ensuite, Sylvie BRUNEL, géographe, professeure à la Sorbonne et écrivain est intervenue. Elle plaide pour une agriculture dynamique et respectée. « L’agriculture française est des plus sûres et des plus contrôlées du monde sur le plan qualitatif. Sur le plan quantitatif en revanche, la moitié des exploitations agricoles a disparu depuis le début des années 90. La superficie agricole utile ne cesse de se réduire, avec un gaspillage du foncier affolant. Cela affecte souvent les meilleures terres, beaucoup d’agriculteurs se découragent. » déplore-t-elle.
 
Le meilleur allié de la nature, c’est l’agriculteur. Il en dépend ! Ceux  qui élèvent des bêtes, plantent des vergers ou cultivent des champs sont les premiers préoccupés par la durabilité de leur outil de travail et de leur mode de vie. « Leur redonner une rémunération digne et garantie, quels que soient les aléas économiques et climatiques, qu’on leur accorde une préférence garantie par une protection contre la concurrence déloyale, qu’on cesse de harceler des producteurs qui ont l’impression que plus ils en font sur le plan environnemental et sanitaire, plus on leur en demande sans jamais reconnaître qu’une alimentation de qualité se mérite. Dénoncer sans relâche l’agriculture qualifiée de productiviste, c’est oublier qu’elle a été la réponse à la nécessité de nourrir une France affamée en baissant le prix de la nourriture et en économisant des surfaces. Et croire qu’elle n’a pas évolué, alors que cette agriculture ne cesse de reconsidérer ses méthodes, c’est l’insulter. »
Les agriculteurs sont polyvalents, travaillent pour s’adapter au changement climatique. Cette profession doit être respectée à sa juste valeur ; cela doit passer en premier lieu par une reconnaissance du travail agricole. « Vous avez la légitimité de prendre la parole, c’est une mission pour chacun d’entre vous, car vous êtes des ambassadeurs. C’est vous qui avez fait et faites la France. Vous devriez être déclarés d’intérêt général » précise-t-elle.
 
 
Afin d’apporter un regard croisé sur l’agriculture, Michel BRAULT, Directeur Général de la CCMSA, rappelle l'importance de l'action de la MSA dans un monde agricole confronté à une série de crises successives ayant impacté durablement de nombreux secteurs. Evoquant l'engagement de la MSA sur le front des réformes sociales et des objectifs fixés par les Pouvoirs publics, il encourage chaque délégué à rester mobilisé afin de préserver les atouts du régime agricole et le maintien de la richesse des actions menées sur les territoires. « Le régime professionnel est essentiel, car c’est un atout considérable à défendre. Le guichet unique est envié par tous. Il ne faut pas le galvauder, car nous avons une force de frappe qu’il faut préserver. Sur l’ancrage territorial, nous avons fait le choix de conserver 35 caisses locales, mais aussi de garder le front office … Sur le rôle des élus, ce sont les premiers médiateurs de la MSA. Il faut donc être extrêmement vigilant en matière de gouvernance.»

Pour conclure son intervention, Cédric SAUR rappelle le rôle fondamental de la MSA, présente sur tout le territoire pour détecter les besoins des adhérents dans un monde en perpétuelle évolution où les crises se succèdent. « Des difficultés peuvent laisser des adhérents sur le chemin. Nous ne le souhaitons pas.» rappelle-t-il, avant de souligner que « si la ruralité est un enjeu pour le gouvernement, la MSA a toute sa place car la ruralité est le cœur de métier de la MSA soutenue par ses élus ».