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« Entourloupe » : Quand on parle du loup en MSA du Languedoc

Mis à jour le 25/07/2018

Le retour du loup dans nos contrées… Sujet ô combien épineux… Mais de quoi est-il réellement coupable ce loup depuis nos contes et légendes d’enfants jusqu’à l’insupportable détresse des éleveurs ? Sans crier au loup ni se faire brebis, la MSA du Languedoc souhaite aborder cette problématique et organise une représentation de la pièce de théâtre « Entourloupe ».

Vendredi 15 juin se jouait la pièce de théâtre « Entourloupe » à Mende. C’est un procès par contumace auquel nous avons assisté : le procès en bonne et due forme du loup…
« En compagnie des oliviers » nous a présenté  un spectacle poétique, humoristique, au carrefour du réel et de l’imaginaire où les opinions se croisent, s’entrechoquent parfois, divergent souvent (éleveurs, syndicalistes, environnementalistes, scientifiques, ...) sur une problématique vieille comme l’humanité : le rapport de l’Homme à la nature.
 
La pièce s’ouvre et se ferme sur la chèvre de M. Seguin, Blanquette, courageuse mais trop téméraire qui, préférant pâturer dans la montagne, connut une fin tragique laissant M. Seguin désemparé. Au fil des personnages hauts en couleur se présentant à la barre, les deux facettes du sujet sont abordées par les artistes, à savoir le désastre psychologique et économique chez les éleveurs qui voient leurs bêtes tuées par le prédateur, d’une part, et le souci écologique de préservation d'une espèce d’autre part.
 
Le débat qui a suivi la représentation fut nourri. Les élus de la MSA, à l’initiative de la représentation, ont pu témoigner et entendre les témoignages des agriculteurs dont le troupeau a été attaqué. Les inquiétudes de la profession font surface. Les acteurs du dispositif MSA d’accompagnement des éleveurs victimes de la prédation (travailleur social, conseiller en prévention) ont pu répondre à certaines interrogations. Les discussions en attestent et la question se pose d’elle même : nos éleveurs sont ils condamnés au même choix difficile que M. Seguin, parquer leurs brebis ou les laisser affronter les dents acérées du redoutable prédateur ?
 
Le rôle de la MSA n’est pas de se positionner pour ou contre le prédateur, mais, sans se jeter dans la gueule du loup, la MSA du Languedoc prend le parti assumé de la détresse humaine. Aussi, un courrier est adressé à tous les éleveurs victimes de la prédation leur proposant un accompagnement social individuel.

Le public présent, juré proclamé pour l'occasion, fut conquis. Chacun a pu se faire son opinion et aucun, comme promis ne pourra crier à l'entourloupe !